UN PEU D'HISTOIRE


Certains voudraient voir dans l'interprétation le "plus vieux métier du monde". Nous ne chercherons pas nécessairement à disputer cette appellation à ceux, où plutôt à celles qui se prévalent habituellement de ce titre de gloire.

Reste que les ancêtres des interprètes sont sans doute apparus lorsque les langues ont commencé à se diversifier à une époque bien lointaine. Les paléontologues nous apprendront peut-être un jour que les premiers interprètes bilingues étaient à la fois néandertalophones et cro-magnonophones !

Au XIIIème siècle, le drogman désigne un interprète travaillant les pays du Levant. Le drogman donne par la suite naissance au truchement que nous connaissons encore aujourd'hui.

Quant au terme d'interprétation, dérivé du latin, c'est au XIVème siècle qu'on lui attribue pour la première fois le sens qu'il a aujourd'hui. Mais cette acception sort rapidement d'usage pour n'être reprise qu'au XXème siècle.

L'interprétation simultanée moderne serait née lors des Procès de Nuremberg en 1945/1946, où les interprètes travaillaient dans des cabines téléphoniques.

L'aiic - Association Internationale des Interprètes de Conférence - est fondée en 1953. C'est la naissance de l'interprétation de conférence à proprement parler.

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